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Les Routiers SympaLeurs Vies, Les Camions, La Route
11/17/2006 Les Souvenirs de Double MètreMaintenant la case souvenir, souvenir !!! Mon rêve étant gamin était de piloter des avions mais la vie met souvent un terme aux rêves les plus fous donc quand l'âge de raison est arrivé je me suis rabattu sur les camions et je n'ai rien perdu au change. Voyager en étant payé telle était ma devise. Cela m'a permis de voir les paysages que je voulais voir mais aussi et surtout de rencontrer des hommes et des femmes qui ne m'ont que rarement déçus. Comme souvent je n'ais gardé que le bon coté des hommes oubliant volontairement les mauvais cotés. Ma première rencontre avec les hommes du Moyen Orient fut pour un certain Cherby qui me « tira » tout au long d'un voyage d'hiver vers Téhéran, il lui a fallu bien du courage car petit chauffeur que j'étais je ne pouvais qu'écouter ses conseils merci à lui, je ne sais ce qu'il est devenu j'ai juste appris qu'il avait crée sa propre structure mais grâce à lui je suis devenu un pro de cette route. Ma deuxième rencontre fut avec Jean Pierre BERCHET dit Obélix, aujourd'hui disparu par suite d'une maladie, mais je garde de lui un souvenir d'un homme qui connaissait tous les parkings où officiaient des femmes, mais nous avons fait souvent la route ensemble et j'ai toujours appris à son contact. Je me souviens d'un jour où nous faisions la queue pour passer la douane de Zakho et nous avons réussi à passer cette douane grâce au Soir de Paris, parfum qu'il était recommandé d'avoir avec soi pour faciliter les passages de cette douane. Souvenir du Jurassien, le plus jeune vieux de France, l'Emir de la pipe, qui avait pour lui de tout tourner en dérision et de faire des coups pendables comme celui du pécheur grecque à Volos qui avait laissé son vélo sans surveillance et d'un Jurassien paresseux pour aller en ville l'avait emprunté et lorsque le propriétaire légitime avait voulu l'empêcher, le Jurassien avait tout simplement jeté le vélo à la mer. De Tuyau de Pöele qui par crainte de souffrir du froid avait installé dans sa cabine de Saviem un Godin et cela en enlevant le siège passager, tous les chauffeurs avaient bien rigolé de l'installation mais lorsque nous sommes arrivés dans la plaine de Dogubayazit c'est lui qui a pu rire. Souvenir aussi d'un chauffeur dont j'ai oublié le prénom mais qui a fait plus de deux cents kilomètres en arrière pour me rendre le portefeuille que j'avais oublié dans sa cabine. Souvenir aussi des soirées que nous passions chez Ferrari à Annemasse ou lorsque certaines équipes de chauffeurs faisant rêver Bouchon fillette de l'établissement qui est décédée de la leucémie elle restait des heures à nous écouter relater nos voyages avec des éclats de rires qui empêchait la patronne de fermer, soirées magiques. Souvenir de ce chauffeur qui amenait à Téhéran des tracteurs Mercedes et qui passait la douane en chapeau melon dans un costume trois pièces. Souvenir aussi de Françoise qui était la transitaire des Stouff et des autres sous le sigle de FAN TUR et qui officiait à Ipsala ainsi qu'a Kapikule. Souvenir BEN SLIMAN dit le beau Ben, qui est lui aussi décédé mais dans sa cabine, sûrement l'un des hommes les plus méticuleux qu'il m'ait été de rencontrer, paix à lui. Souvenir de la Caillasse qui lors d'une grande tempête de neige est resté dans sa chambre d'hôtel de l'Urartu pendant plusieurs jours avec sa maîtresse délaissant ses compagnons de route pour un motif digne de ce nom. Souvenir aussi de Hacquette avec lequel des parties de tarot commençaient et ne finissaient que lorsque la cal laisse venait à manquer. Souvenir de tous ces chauffeurs qui ont marqué de leurs photos les postes de douanes de Bazargan et de Kapikule. Souvenir aussi de mes plus grandes peurs, au point que je n'arrivais pas à descendre le Magirus, ou bien de ce chauffeur que j'ai passé dans mon châssis de remorque à Kapikule car il n'avait plus de passeport suite à un accident à Bazargan coté Iran. Souvenir aussi de Bernard Colon Muret qui avait toujours quelques 504 Peugeot derrière lui commerce commerce. Souvenir aussi d'un patron digne de ce nom Monsieur STOUFF qui savait nous comprendre et surtout était un patron qui n'écoutait pas que son portefeuille. Souvenir de d'Artagnan lui aussi passé dans l'autre monde, mort au volant dans la descente de Donzenac sur la R.N 20 et qui jouait à la pétanque sur n'importe quel terrain même en pente. Souvenir de Zanquetta, j'aimerais savoir ce qu'il est devenu???? Souvenir et regard de tendresse aussi pour toutes ces femmes qui ont accompagné leurs époux,copains, ou qui ont conduit leurs camions à bon port je me souviens de la petite Marie, de Gilberte, de la fille de chez Iouchoum qui avait un berger allemand dans sa cabine, La mère BROSSE, La mère LEVET, La mère RAMPON, j'en passe car avec l'age la mémoire fait parfois défaut. Souvenir de Jeannot mort dans le port de Kératzini qui avait un soir autour d'une table de chez Peter dit à des chauffeurs de chez Chevrier qui roulaient un peu trop les mécaniques « ici vous rentrez dans la cour des grands mais vous êtes loin de rentrer dans la communauté ». Souvenir de Bouboule qui faisait la Grèce en régulier et que l'on appelait chez Hollander le Grec, j'ai été son double. Souvenir de Marc qui travaillait chez Lompech, et qui était toujours un peu distant d'avec les autres, peut être par timidité. Souvenir de Gâteau chauffeur de chez Carry qui avait manqué la prison en Turquie pour avoir pris quelques pièces sur un véhicule abandonné dans le Tarsus. Souvenir de Grosdemange, de chez Frédérici, que j'ai ramené avec son tracteur à Morges. Souvenir de Pickouik qui buvait plus vite que son ombre et que j'ai rencontré plus tard à Irun et qui ne buvait plus que du Fanta. Souvenir de Spontex qui absorbait lui aussi plus vite que l'éponge, je l'ai revu au Bois de Boulogne, un soir plus épave qu'avant. Souvenir du Londra Camping qui nous accueillait avec à l'époque, un Hôtel, une boite de nuit,un camping, garage poids lourds, un magasin, et surtout pour nous un parking T.I.R. Souvenir de Cambouis et de son épouse, surtout au Platane sur la route de Belgrade, qui faisait sécher ses dessous au balai d'essuies glace, et surtout des scènes de ménage que parfois ils donnaient en spectacle. Souvenir de NoeilNoeil, qui officiait au bordel d'Istanbul, et qui un jour avait décidé de retourner en Europe par les moyens d'un camion et qui est retournée au Bordel après une aventure en frontière bulgare-yougoslave, pour un révolver tombé de la poche d'un chauffeur suisse en panne et dont le tracteur se trouvait dans la remorque du camion Stouff. Souvenir de Charles qui avait uriné dans le bureau de tonton, Carry, alors qu'il s'était endormi dans le bureau. Souvenir différent de Lombard « Carry » qui après avoir été un chauffeur était devenu plus patron que le patron. Souvenir des cousins père et fils qui étaient de très grand jour de tarot. Il faudrait pouvoir le demander à Johnny qui a laissé pas mal d'argent à force de vouloir rivaliser avec eux. Mais je veux aussi revenir sur la Mack de papy qui a aussi une autre histoire, à l' époque le camion appartenait Au Transports Fayolle et le chauffeur qui un matin roulait vers Bagdad a eu un grave accident, une femme a été tuée en descendant du Dolmus par ce camion, nous étions à la hauteur de Mardin coté turc. Le chauffeur a été incarcéré, puis après quelques semaines de détention, a été remis en liberté et il a continué son voyage sur Bagdad, il a vidé son véhicule, puis s'est suicidé paix à lui. Petite histoire de la route... Mais que d'autres histoires nous avons et qui encore aujourd’hui me font rêver. Bien d'autres chauffeurs ont laissés leurs empreintes de roues sur ces routes, Asterix des transports Sisternas, Cubitus des transports Stouff, Rasbottine de chez CARRY, L'africain, Le père LEVET de la STOUFF, Le Capitaine Haddock, Le pleureur, Les frères DJELIK, Corouge indépendant, Papie84 indépendant et l'un des tout premier a avoir la CB, Jeannot lapin de chez Frederici. La liste pourrait être plus longue mais le mémoire me revient doucement. Comme dans beaucoup de souvenirs j'ai quelques trous dans ma mémoire et surtout des trous volontaire car parfois il est préférable de n'avoir vu que le bon coté des choses. Quand à mon parcours professionnel il est dans ses pages avec parfois des changement mais je suis resté fidèle aux camions et à son mode de vie je déplore seulement le manque de vrai routiers qui savaient s'arrêter lorsqu'un copain était dans la dèche, et qui ne pensent qu'à seulement à rentrer le plus vite possible à la maison et surtout de vouloir gagner un salaire de misère. Malgré mon âge je suis toujours au volant et ce n'est toujours pas une sinécure. Jean Louis Delarue alias Double Mètre choubaka1945@wanadoo.fr 6/28/2006 Aimé BRODARD, un autre amis, c'est un Routier SuisseUn autre p'tit Suisse et ses 600 voyages au Portugal
Aimé Brodard habite Avenches en Suisse, il à été un de mes collègue de travail
dans les années 60, nous étions "chez "Payerne Transport», lui, dès
1964, il s'est "mis à son compte". A Suivre 5/21/2006 La petite Savoyarde et sa maman routièreProjet d'histoires d'une petite Savoyarde, prèsque née dans un camion, de sa maman routière....elles "font" la Grèce......à suivre..... Philippe Chaubert Un Suisse, routier au Canada1980 Philippe, Routier Suisse du Moyen Orient 2006 Philippe, Routier en Amérique du Nord Dans les années 80, nous avions connu Philippe CHAUBERT vaudois, alors qu'il était d'abord chauffeur routier pour le compte les Transports ULDRY de Lausanne...les Transports Uldry s'étaient lancé sur les routes du moyen Orient avec une flotte d'une vingtaines de Saurer neufs, des 6x4 Orange avec des Semi Pacton je me rapelle... A la déconfiture des Transports ULDRY, Philippe à racheté le camion Saurer qu'il conduisait et à continué les voyages Moyenorientaux jusqu'à l'arrivée au pouvoir de Koméni.....nous avons perdu de vue Philippe à ce moment là.... Le monde étant vraiment petit, il y a quelques jours, je reçois un mail de Philippe, il à reconnu ma photo sur un site Canadien que je fréquente...j'apprend alors que Philippe est à présent routier Canadien, il l'est depuis 6 ans déjà...il habite tout près de la frontière des Etats Unis, et "fais la ligne" Canada, Californie, Texas au volant d'un superbe Volvo....de rêve...comme malheureusement on n'en voit pas ici...la vie pour lui, à considérablement changé, mais tout n'est quand même pas rose....et ce sont les miles qui gèrent le salaire....faut y aller..... Voir les photos de Philippe et de son camion dans la rubrique adéquate...je continuerai le récit au fur et a mesure des infos qui me parviendrons 4/28/2006 L'aventure de Jacqueline et celle de son chauffeurPassager « clandestin
En Prison au Kuwait
Il était coutumier que nous fassions les visas pour le Kuwait à l’Ambassade du Kuwait de Belgrade, pour cela, nous nous arrêtions dans un Motel situé à l’entrée de la ville de Belgrade, Là, pas indispensable de nous déplacer pour aller à l’Ambassade nous même, un chauffeur de taxi Yougoslave, spécialisé dans ce genre de démarches, faisait cela très bien pour tous ceux qui faisaient appel à ses services, on lui remettait les passeports, de l’argent, il faisait le reste, avec bien sur à la clé le règlement de ses prestations. Cette fois là, il revient au bout d’un moment, en nous annonçant qu’ exeptionellement, ce n’était pas possible de faire les visas, à Belgrade, mais qu’il n’y avait pas de problèmes pour les obtenir à la frontière, donc on y va comme ça. Pour ce voyage nous étions deux camions, un affrèté, Bernard avec son vieil UNIC, moi même avec le MACK, ma compagne Jacqueline faisait elle aussi partie du voyage, elle avait l’habitude. Seulement, arrivé à la frontière, autre chanson, comme nous n’étions « pas marié » elle ne pouvait pas recevoir de Visas…problème, problème, problème ! Que faire, il n’y a même pas un hôtel à cette douane en plein désert… alors nous prenons la décision de la cacher dans la couchette pour passer le poste de garde de la sortie…. C’était sans compter sur la perspicacité de la police, car ils ont bien du se méfier du coup, ils m’arrêtent, un policier monte dans la cabine et découvre immédiatement Jacqueline dans la couchette….(on a été con, on aurait du la faire monter dans un autre camion), mais enfin ce qui est fait est fait, alors bien sur le cirque commence pour nous, interrogatoire, pourquoi on a fait ça… au bout de quelques minutes, le chef de poste me dit que nous allions partir pour Kuwait avec un Policier avec nous dans la cabine, ok ok, nous voilà parti. Une centaine de Kms plus loin il y a une sorte de grand bâtiment genre fortins, le flic me fais signe d’entrer dans la cour avec le camion, nous descendons, il me prend les clés du camion et sommes dirigés dans un bureau climatisé ou un chef de la Police nous reçois très courtoisement, thé de rigueur, verre d’ eau fraîche, comme le soir arrive, nous avons droit à un repas, poulet/riz, il n’y a pas de fourchette, alors je demande à aller en chercher au camion, ce qui est accordé, ils ne remarquent même pas que j’ouvre le camion avec le double… Nous mangeons, le chef m’explique que nous allons dormir là « jusqu’à demain », ils nous dirigent alors vers la cour intérieure, ou sont disposés tout autour des cellules, celle qui nous est dévolue, ressemble à un « boitton » (nom Suisse pour désigner une écurie à cochon), bien entendu je m’insurge séance tenante, ils en réfèrent au chef, alors ils procèdent à un nettoyage en règle de l’endroit, tout ceci à grand renfort de désinfectant, pour finir ils nous font entrer..nouvelle polémique, il y à un matelas dégueulasse, alors ils le changent, ça y est on est enfermé, pendant la nuit, les gardes viennent souvent « zyeuter » par la fenêtre, des fois qu’on mettrait à profit le nouveau matelas pour faire un monstre câlin…on n’à pas trop le cœur à ça et puis il fait trop chaud, et ça pue trop la pisse et le désinfectant. Le lendemain, retour dans le bureau du chef, ouf, ils me permet de téléphoner à Kuwait, j’appelle le Gérant du Golden Beach, un Libanais qui parles Français, il parlemente avec le chef, une proposition est faite, il va envoyer un taxi conduit par un Kowaiti, il sera responsable de Jacqueline, le temps que nous ayons un visa pour elle….. super, ça se passe comme prévu, son « mari » kowaiti viens la chercher et la conduit au Golden Beach, moi, on me rend les clés et je peu partir sans problèmes.. Aussitôt arrivé à l’ hôtel, je me met immédiatement en rapport avec le Consulat Suisse afin qu’ils nous appuient dans nos démarches à faire, nous avons rendez vous le lendemain matin au Consulat, quand soudain, en fin d’après midi, une jeep de police s’arrête devant l’hôtel, les policiers demandent Jacqueline, et tout de go, lui disent qu’elle est expulsée du pays séance tenante, ils me demandent de l’argent pour le billet d’avion, je dit que je n’en ai pas, ça fait rien on fera sans répondent t’ils…donc tout se précipite, malgré tout, en lui disant au revoir, je lui glisse discrètement mille balles suisses dans son corsage, naturellement elle pleure, elle a une trouille bleue, et moi, je ne suis pas tranquille non plus… Les poulets, l’embarque dans la jeep ou il y a déjà un gaillard qui est expulsé lui aussi, la jeep démarre, avec Bernard, et le « mari » Kowaiti, nous emboîtons le pas, direction l’ aéroport, ça va très vite, la jeep roule directement sur le tarmac, les deux « passagers » sont débarqué de la jeep, ils montent l’échelle de l’avion, nous avons juste le temps de les apercevoir lorsqu’ils entrent dans le Boeing d’ Air Liban, car c’est au Liban que va l’avion. J’apprendrai la suite le lendemain, Jacqueline est arrivée à Beyrouth, elle à couché à l’hôtel de l’aéroport pour attendre l’avion Swissair du lendemain matin, elle viens d’arriver à Genève, elle me téléphone depuis l’aéroport de Cointrin, elle ne pleure plus, elle dit qu’elle a fait un voyage super, enfin, tout est bien qui fini bien. Heureusement que j’ai pu lui donner du pognon en douce, car si l’état du Kuwait à payé le billet Kuwait Beyrouth, après c’est elle qui à du acheter son billet pour Genève. Son chauffeur en prison à Paris
Jacqueline avait acheté un camion, un joli Volvo F89 peint aux couleurs Américaines, nous avions embauché un chauffeur pour ce camion, il roulait en parallèle avec nous, ce soir là, nous attendions pour charger à Garonor, nous mangeons au routier de Garonor, les deux tracteurs sont l’un derrière l’autre, garés à l’extérieur , bien sur, il est connu que la nuit, des « visiteuses » hantent le site, et se mettent volontiers à la disposition de ceux qui sont en retard d’affection….notre chauffeur devait sûrement faire partie de l’un de ceux là, nous l’avons appris par la suite. Le lendemain matin, je constate que le Volvo, n’est plus derrière moi, il est parti en arrière en roulant sur les bordures du parking, effectivement, nous apprenons très vite qu’un terrible drame c’est joué cette nuit là, il a eu la visite d’une pouffiasse, qui après avoir bu pas mal de Whisky et avoir échangé leurs groupes sanguins lui a demandé de la ramener près de Paris. En revenant, comme, il était passablement « bourré », il s’est enquillé à contresens sur une bretelle d’autoroute, un routier qui se rendait à son boulot à été tué sur le coup….quel bordel, le Volvo, lui était garé un peu plus loin, il était lui aussi dans un drôle d’état…le chauffeur à fais deux mois de prison, nous n’avons plus jamais entendu parler de lui, c’est aussi bien comme ça. Nous avons fait réparer le tracteur chez Volvo à La Courneuve, après, c’est un chauffeur Turc qui l’a conduit, pendant deux ou trois voyages. mais Jacqueline en vite eu marre de « son jouet », elle a préféré le revendre…à perte, depuis, il à été transformé en camion de dépannage, on le rencontre encore de temps en temps dans la région de Bâle. Jacqueline, nous n’avons pas bouffé un sac de sel ensemble, l’aventure à duré sept ans, ça c’est terminée « précipitamment », j’aimes pas que d’autres mettent mes savates, mais cela fait partie d’une autre histoire, et ça aussi, c’est aussi bien comme ça.
4/13/2006 Mon Premier Voyage au Moyen Orient
Afin de rendre service à Jean Paul SAVARY , petit transporteur Vaudois, j’accepte d’aller rechercher un de ses camion remorque « abandonné » à Istanbul, c’était en Novembre 1969….le début d’une longue histoire, d’un long voyage, et d’une nouvelles passion….
En 1969, je travaillais comme chauffeur dans une maison de Transport de la Riviera Vaudoise, les Transports POULY de Vevey…je conduisais un Camion Remorque MAN, c’était un 10210, cabine avancée, sans couchette, boite à vitesse ZF 6 vitesses avec commande a étage, en levant le levier la 1 ère et 2°, au milieu, 3° et 4°, en pressant vers le bas, 5° et 6°, pas de relais, pas très puissant…avec 18 tonnes de ciment on devait mettre la première pour terminer la montée de « la Biôlle » près d’Annecy .
Une particularité de l’entreprise, était le fait qua tous les camions étaient « transformables » très rapidement, ils pouvaient tous recevoir indifféremment pont ridelle bâché, citerne, ou caisse fourgon de déménagement…
A Vevey, il y a aussi l’ administrations mondiale de Nestlé…de ce fait notre entreprise travaillait beaucoup pour ce gros client…principalement en déplacement mobilier des cadres de l’entreprise dans toutes l’Europe…. donc, je faisais partie de cette équipe de chauffeur….polyvalents… déménageur, citernier, ou autres transports de matériaux, notamment en approvisionnement de ciment prompt de Cruas en Ardèche ou St Egrève vers Grenoble…le patron de cette entreprise, un homme de grand coeur, ouvert au dialogue et a l’écoute des autres, bon vivant….enfin super ambiance….
Donc un certain soir de Novembre 1969, mon copain Jean Paul, me téléphone, et me dit tout de go : Jean, j’suis dans ma merde, ce salopard de … ??. à abandonné son Fiat à Istanbul, il a disparu avec le pognon que je lui avait donné…je sais que les clés sont dans le pare chocs, et que le camion se trouve sur un petit parking entre l’Aéroport et le Ferry…
Il faudrait que tu me rendes service et que tu ailles le rechercher labàs…. !! Bon, bon, rien que ça…mais bien sur, moi, je travaille chez Pouly, je veux bien en parles à Mr Fauchère, mais tu sais je ne peu rien présager de sa réponse….alors, rappelle moi demain soir…. mais moi, dans mon for intérieur je suis très tenté par ce projet.
Le lendemain, j’explique le coup à mon patron… qui comme moi, croit a une absence d’une semaine au maximum, il accepte, avec la condition bien sur que ce soit à la charge de Jean Paul… ce qui va de soit…
Donc, le soir même, bonne nouvelle à donner à Jean Paul, tout est OK de mon coté, une valdoche, le passeport, et rendrez vous demain à l’aéroport de Genève Cointrin pour l’avion d’Istanbul…Jean Paul est là, il me donne le billet d’avion, et six mille francs Suisse (24'000 FFrs), et c’est parti.
Il fait nuit quand nous atterrissons à Istanbul, naturellement les taxis nous tombent dessus comme la misère sur le pauvre monde, pas très au fait de la langue locale, j’ai bien du mal de me faire comprendre…enfin, je change mille balles en Turkich Lira, et, après plusieurs tentatives d’explications…le sens de l’opération à venir commence à ètre compris…on se met en route, dans un énorme « dolmus » direction le Ferry, il a compris ce que nous recherchions, un camion remorque Fiat…premier trajet de plus de 20 Kms négatif, nous n’avons rien vu, second trajet….ha, ça y est il est là…tout au fond d’un genre de square de l’autre coté de la route…(Pas très loin du Londra Camping que nous connaissons actuellement) .alors bien sur, on s’approche, le camion est bien tourné en direction de l’ouest, donc pas de problèmes on va rentrer…
Le Chauffeur de Taxi très intéressé par tout ce mic mac reste là, je trouve les clefs dans le pare chocs, j’ouvre la cabine…un bordel pas possible à l’intérieur….les papiers ? ha ils sont là ! mais quoi ? des carnets de Tir ? alors ce n’est pas vide ! ! Je regarde mieux, en effet, le camion est encore plombé, et les carnets pour ou ?....c’est alors que je découvre toute l’histoire, le camion est en fait chargé de tuyaux en plastic destinés à un chantier de l’ Entreprise DUMEZ à Multan au Pakistan…cet enfoiré de Jean Paul…il m’à bien eu…..je me rend en conférence, je continue, ou je rentre….
Bof, pour moi, pauvre ignorant que je suis, Multan c’est pas loin d’ici, ne suis-je pas déjà à Istanbul, donc pas de problème c’est sûrement la porte d’ à coté… alors je continue… faisant quand même le tour du camion, je me rend compte que si l’aspect extérieur est correct, les pneus arrière eux par exemple ont eu la « pelade », le profil « slick » genre tête à Barthez me fait immédiatement comprendre la motivation du « salopard » qui a abandonné le camion….enfin on verra bien, Jean Paul m’à quand même donné six mille Francs Suisses, non ?
Donc maintenant il s’agit de mettre en route « l’ usine », dans ce modèle de Fiat, le capot du moteur s’ouvre à l’intérieur de la cabine…ha oui, j’ai pas dit, c’est un Fiat 619 direction à droite, deux essieux directeur du solide quoi comme les mille pattes qu’on voit en Italie, alors après avoir fait un minimum de « ménage » avec l’aide du chauffeur de « Dolmus » le capot levé on procède aux vérifications minimums…et test de démarrage…..que t’chi, y veut rien savoir l’ bestiau….alors d’abord voir s’il y a du carburant, il y a , ensuite, purge….mais les outils ?....alors mon nouveau copain Turkich opère…en quatre coup de cuillère à pot, ça démarre, putain comme ça tourne rond ces Fiats…
Bon alors on va pas coucher là…donc je décide de passer le Bosphore tout de suite, le « collèga » m’aide, nous arrivons à l’embarquement…il m’indique pour prendre le billet, je lui file son royal Bakchich, il n’en fini pas de remerciements, il a sûrement plus gagné avec moi en deux heures que pendant toute sa semaine de boulot avec le « Dolmus », et en fin j’embarque, le spectacle très nouveau pour moi, est magnifique, toutes ces lumières, cette agitation en plein nuit, fantastique….arrivé de l’autre coté, il est au moins deux heures du matin, alors, coup de barre oblige, je me met en position de replis….une petite place dans tous ce tohu-bohu, on verra le reste quand il fera plus jour…
La suite se passe plutôt bien, je ne suis pas vraiment tout seul, il y a des Anglais, des Suisses Allemand, pas vu de Français , des Bulgares, des Hongrois, je vais de découvertes en découvertes, le Bolu, Ankara, Sivas, Erzincan, Dogubaïzit, Bazargan, Marand, Zandjan, Téhéran…bof, rien de bien spécial à raconter, sinon que je dois bien vite m’adapter aux conditions de circulation locales, qui n’ont rien à voir avec celles de nos régions….le Fiat tourne comme une horloge, avec les dix tonnes qu’il trimbale, il vole littéralement « de trou en trou ».
Coté bouffe, bien sur, plus rien à voir avec le « Disque Bleu »,, heureusement mon « prédécesseur » avait quand même prévu la chose….il y avait des cassoulets, n’en veux tu n’en voilà… je complète le garde manger avec les produits locaux, Yémurta, Ekmeck, Pénir, Bira, etc…
A Téhéran je passe chez l’Agent d’ Astran International, Mister Ranguy, après un petit break dans cette ville je reprend la direction de Mesched, je dois y « faire » les visas d’Afghanistan et de Pakistan….et je l’ai su bien après j’aurais du passer aussi à la Chambre de Commerce d’Afghanistan pour faire un manifeste, car le carnet de Tir n’a plus de valeur sorti d’Iran, mais….
Il y a une autre chose me préoccupe un peu, n’ avais je pas convenu avec mon patron que j’ en avais pour une semaine, et puis voilà déjà vingt jours que je suis parti de Genève….bof une petite carte pour expliquer la situation …et in hallah !! et puis, y a quand même ces putains de pneus slick qui n’en finissent pas de crever…les goujons de roues n’ont pas le temps de gripper….
Arrivé à Taïbad, la Frontière Iranienne, le carnet de Tir « déchargé » après un no mans land d’une dizaine de kilomètres, j’arrive donc en Afghanistan… manifeste, me dit le chef douanier…..manifeste ?.....mister, you ave not manifeste ? No Mister, you kommbac to Iran, ist not possible for you transit Afghanistan…….bordel, que aco !!!!, ils m’expliquent alors que je devais faire un manifeste in the Afghanistan Commerce Chamber in Mesched….ha bon ?....mais alors que faire ? retourner la bas….bien pas de problème, j’y retourne, seulement arrivé de nouveau in the Iran Border…Mister, is not possible Go with truck, our TIR carnet is finich, alors putain, que faire….j’y vais donc en Bus….labàs les mecs me disent qu’ils veulent voir le camion…..enfin le truc dingue, digne des administrations d’ici….je retourne à la frontière, je palabre avec tous les chefs que je peux et comme je peux…peut ètre qu’avec un bacchich ça va s’arranger….enfin j’attend que le vent tourne…
Il tourne en effet, mais pas du tout comme je croyais,,,,c’est sous la forme de hippies que ça se passe, un mec, une nana, de vrais pouilleux…ils vont à la recherche du paradis du coté de Katmandou, ils viennent vers moi, ils m’interpellent en mauvais Allemand (Le camion à une immatriculation Suisse Allemande (BS)…et soudain ils se rendent compte que je parles Français….
Ce sont des Suisses, de Lausanne, des paumés de labàs, elle, Cosette était institutrice, et le mec était dessinateur industriel chez Bobst….il habitent à une dizaine de kilomètres de chez moi en Suisse…..alors bien sur….aussi bien comme pour l’un que pour les deux autres, c’est quand même bon de se retrouver là… «Entre pays».
Cosette, bien que très « deg » dans sa présentation, est quand même mieux lotie que moi pour les explications Anglophones, son aide est incontestable…..pendant que le mec fume ses joints et garde le camion ou l’inverse, je retourne avec elle en Bus à Mesched, avec une lettre écrite en « Farsi » par le chef de la douane, au bout de deux jours, nous avons le fameux manifeste…..ça y est on est sauvé, ça repart de plus belle…je sais ce que vous pensez, et bien non, je n’ai pas « consommé » à ma traductrice….
Mais cette fois avec mes deux « compagnons » hippie, dans la cabine déjà particulièrement surchargée (la nuit je me fraie un passage jusqu’à la couchette, et eux dorment par terre sous la remorque) la route entre Herat et Kandahar construite par les Américains est super,il y a des motels, entre Kandahar et Kaboul, construite par les Russe, est presque aussi bien, mais pas de motels, Kaboul une jolie villes, les gens sont très gentils, nous y restons deux jours, enfin nous attaquons le Kibert Pass ( fief actuel de Ben Laden) enfin le Pakistan….
Naturellement dans ces pays là, la drogue est monnaie courante, tout le monde fume ça comme ici les gauloises, si mes deux copains étaient « aux anges », moi par contre…pas terrible le test, ça ma rendu malade…cela à été la seule et unique fois que j’ai goûté à ce truc là.
On roule à gauche au Pakistan, la route n’est goudronnée qu’au milieu, alors c’est le plus gonflé qui reste sur l’asphalte, j’avoue que j’ai souvent sauté sur le bas coté au dernier moment….notre route longe le fleuve Indus, il est presque sec, les Indous ont détourné la flotte, c’est pour cela que nous allons là-bas, Dumez fais des forages pour récupérer de l’eau.
Un chantier énorme que le cite Dumez, une organisation militarisée, le camp de base est situé bien loin du chantier proprement dit, je n’ai pas le droit d’y aller, c’est des chauffeurs de Dumez qui prennent mon camion en charge….ils me le rendent lavé, graissé, vidangé, et surtout avec des pneus neufs à l’arrière, tout ça gratuit….miracle de la solidarité Française, un des chefs de chantier n’était t’il pas le fils Thiévent de Sochaux…et moi, je suis d’ Exincourt, le village d’à coté, le monde est très petit, v’savez !.
Mais avec tout ça, voilà deux mois bientôt que je suis parti, on n’avait pas dit une semaine ? J’ai fais le réveillon avec eux…et je suis rentré en direction de Téhéran…j’ai laissé les amis hippies à Lahore qui se trouve ètre à proximité de la frontière de l’Inde….il est a noter qu’une proposition de travail leur a été faite par Dumez, lui comme dessinateur , et elle comme serveuse au foyer Dumez, à la conditions naturellement qu’ils reprennent « figure humaine » lui se couper les « douilles » et elle se fringuer un peu mieux…Cosette accepte, mai lui refuse catégoriquement de « sabrer se crinière », alors ils repartent sans un rond, mais préfèrent comme ça….drôle, non ?
Ce voyage inaugural, à été suivi de deux autres, j’ai croisé le second en Afganistan, c’est Guy Mathey de Genève qui accompagné de son épouse Caroline les à faits tous les deux, par la suite ce couple déjà très âgés à effectué plusieurs voyages sur Téhéran, tout d’abord, ils avaient un Fiat 619 aussi et ensuite ils ont eus un des tous premiers Scania 140…de Suisse, malheureusement la vie à été très cruelle envers eux, Caroline Mathey est partie la première des suites d’un cancer, et Guy ne lui a pas longtemps survécu….des chasseurs l’ont retrouvé mort dans sa voiture…un tuyaux était relié à l’échappement, il était parti rejoindre Caroline….
Cela à beau ne pas ètre très cher par labàs, mais avec six mille francs (même suisse) le pognon, commençait à faire un peu défaut, il était donc indispensable de se « refaire » pour pouvoir rentrer….qu’à cela ne tiennes, à Téhéran, avec l’aide de Mister Ranguy, après avoir attendu quelques jours que la Foire Internationale de Téhéran se termine, et j’ai rechargé le stand Anglais pour rentrer….payé au cul du camion…donc pas de problèmes….rentrée normale, passage par l’ Autriche, Allemagne, Zéebruge Dover, Addington, au siège d’Astran…pour moi, retour en Suisse en avion…presque juste trois mois après mon départ de Genève…..tu parles d’une semaine….
Coté Transport Pouly, j’avais quand même envoyé des cartes au patron, alors il avait installé une carte de Moyen Orient au tableau d’affichage, il épinglait mes cartes au fur et a mesure de leur réception, en fait pour lui il à très bien pris la chose, et même a mon retour il à organisé « une monstre verrée » en mon honneur….merci patron…ça a été mon dernier patron…mais quel patron..
Pendant ce temps là, Jean Paul Savary avait bien sur fait faillite… naturellement je n’ai pas pu toucher de salaire, tout juste quelques acomptes qu’il à apporté à ma famille, mais par contre j’ai eu un prix de faveur pour le matériel….le vieux Fiat et un nouveau camion remorque, un Scania 110 super. Astran qui avait quand même bien apprécié « ma prestation » m’à aidé financièrement, par une caution bancaire, c’est ainsi que je suis devenu patron à mon tour…..
Cosette, elle, j’ai eu l’occasion par la suite de la revoir à …Londres, elle avait travaillait comme serveuse au Swisscenter dans Piccadilly, elle avait retrouvé une apparence beaucoup plus clean, « mettable » dirais je, plus rien à voir avec le tas de chiffons qui m’avait cependant bien aidé, son mec lui il est resté labàs au Népal, il est gourou parait il… à moins que comme malheureusement tant d’autres il ai rejoint ce paradis qu’il était venu chercher bien loin de chez lui.
Une semaine à la maison, les formalités administratives faites au sujet du Scania, chargé en Suisse pour la Grande Bretagne…et une fois labàs premier chargement pour Téhéran, des machines à laver Hoower et du Whisky pour le Scania, du groupage pour le Fiat, en même temps que ses camions, j’ai repris le chauffeur qui restait chez Jean Paul, ainsi Michel Gürthner à conduit le Fiat…tout c’est bien passé, alors pourquoi pas continuer, hein ? C’est ce que j’ai fait…
4/9/2006 Retour en "Caleçon"
Mois de Juillet 1980, pendant la révision des freins du Mack, je décide de faire un voyage a Téhéran avec le Mercedes 1924, j’installe une couchette de fortune, et départ comme ça…
Pas de performances à envisager, mais cependant une pêche d’enfer, tout se passe donc lentement mais sûrement….
A Téhéran une chaleur infernale, le matin la douane travaille, mais dès 14 heures c’est fini…alors bien sur, ce n’est pas gai de rester sur le Parking poussiéreux de la douane, donc je décroche et me voilà parti pour Téhéran…ou plus exactement pour une maison située sur les hauts de la ville, villa d’abord louée par les Ex Transports Chappuis de Lyon qui viennent d’ arrêter et donc reprise par Fridérici, il y a piscine, bar, resto, etc., enfin plein de confort…les chauffeurs Français ou Suisses, y sont naturellement très bien acceptés.
Le tracteur est garé dans la rue, avec d’autres, je me met en tenue de bain dans le camion, je prend ma serviette avec le pognon et les papiers, je remet tout ça au barman…et c’est le bain, le bronzage…l’apéro, et ensuite le souper….
Vient l’heure d’aller se coucher, alors je regagne mon tracteur…et là….désastre, on s’est fait faire la cabine, plus rien, plus de valdoche, plus de fringues, plus de sac de couchage….merde alors !!!, d’autres collègues ont subis le même traitement que moi, nous sommes donc plusieurs, à se retrouver « en caleçon »….
Naturellement tant que nous sommes dans ce pays chaud, le fait d’ètre presqu’à poil ne nous gêne pas outre mesure, mais il faut bien rentrer….et la honte quand même lorsqu’il m’à fallu aller acheter un minimum pour ma toilettes…et puis un T short et un futal, t’as bonne mine de te présenter dans un magasin en caleçon de bain….surtout labàs…
Je suis rentré comme cela, mais dès l’Italie, il ne faisait pas très beau temps, la pluie, alors j’ai quand même enfilé ma combinaison de travail toute graisseuse, et c’est comme cela que je suis rentré à Lausanne….pas très présentable le papy…..
La seconde fois que je me suis fait faire la cabine, c’est au Motel Slavonsky Brod près de Belgrade en Yougoslavie, nous rentrions, j’étais avec trois chauffeurs Suisses de Fridérici, on s’arrête là le soir pour becter avec l’intention de rester là pour la nuit…. Toute à notre affaire avec les « Spritzer » et autres "Cheva pchi pchi"…un Iranien qui était lui aussi sur le parking, viens me chercher et me dit qu’on m’avait fait la cabine….en effet, cette fois là, putain, c’est la serviette avec tous les papiers qui avait disparu…heureusement j’avais sur moi, le passeport et le portefeuille extra plat des retours de voyage. Là pour moi, c’était un peu plus grave, plus de papiers pour le camion, si je ne craignais pas trop les problèmes de passage de la frontière à Fernetti et au Gd Saint Bernard, comment expliquer la perte de ces papiers aux autorités chargées de me les remplacer….il me fallait au moins un procès verbal fait par la « Milija »…. le gérant du motel les appelle, ils viennent et me délivrent ce document sans problèmes, moi, aussi, je rentre en Suisse sans problèmes non plus.
Une fois arrivé, je refais tous les papiers, pour moi, l’affaire était classée quand soudain un téléphone de la police de mon village, c’était le Ministère des Affaires Etrangère à Berne qui les avait avisé que ma serviette avait été retrouvée intacte, elle était à ma disposition à l’ Ambassade de Suisse à Belgrade…..
Armé d’un carton de « fendant » pour, ces messieurs de Belgrade, j’ai récupéré mon bien, les employés m’on dit que c’était la police qui leur avait apporté cette serviette quelques temps auparavant….je n’ai jamais su exactement qui m’avait fait la cabine…..mais seulement de vagues soupçons….. Jellica, une des « gentilles pitchka animatrices » attachées à l’établissement m’a confié plus tard, que l’un des cuisiniers du motel était en tôle depuis ce moment là…ah bon !!
3/18/2006 L'histoire de Michel le Routier Michel POMETICH, d’origine Russe Orthodoxe, c’était un colosse, une force de la nature, il habitait Thonon en Haute Savoie, sortant d’une déception sentimentale, il décide de quitter son emploi de chauffeur de chantier pour celui de chauffeur Grand Routier, c’est comme cela qu’il est arrivé chez nous en Septembre 1981.
C’est ainsi que nous chargeons trois de nos camions chez Dubois à Garonor, le Volvo F89 d’ Ohran le chauffeur Turc, et le Mack de Michel pour Bagdad, et moi-même, avec mon Mack pour Téhéran. Le chauffeur Turc, part le premier, afin de prendre quelques jours de congés dans sa famille à Istanbul, avec Michel, nous partons quelques jours plus tard, rendez vous est pris avec Ohran au Londra Camping, tout nouveau pour lui, Michel profite pleinement des « attraits » locaux…. Nous retrouvons donc notre « Turkich », et nous partons ensemble direction Ankara, là bifurcation oblige, moi, à gauche sur Sivas, Erzurum, direction Iran, eux, à droite sur Adana, Gaziantep, Urfa, Zakho, Irak. De mon coté, j’ arrive à Téhéran, et là pour moi, c’est un nouveau soucis qui commence, Aioub, le « déclarant « en douane de tous ceux qui le sollicitent, et en particuliers des camions Fridérici, me raconte que justement Mr Fridérici lui à dit de me prévenir…un de mes camions se rendant en Irak à eu un accident vers Kiziltèpe…le chauffeur est en prison…pas d’autres précisions…. De retour à Istanbul, je contact enfin le correspondant de mon assurance, il se renseigne, en effet, c’est Michel avec le Mack qui a eu un accident, une femme « mulet » à traversé la route sans regarder, malgré les appels sonores de Michel, elle n’à pas réagi davantage, le camion l’à donc fauché …et elle à été tuée sur le coup, Michel à été placé en détention, dans l’attente du versement d’une somme de 50'000 DM……la police doit envoyer le rapport rapidement afin de déclancher le processus d’indemnisation pour ce sinistre…responsable ou pas c’est comme ça ! Le Chauffeur Turc à continué son voyage, comme il doit à son retour passer encore chez lui, je lui laisse le message de rester là, de m’attendre, je vais avoir besoin de lui labàs…il va traduire…et au besoin continuer le voyage à la place de Michel, je rentre donc en Suisse…je règle les problèmes avec l’assurance, il est convenu que les fonds serons transféré au correspondant d’Istanbul. Je recharge rapidement, cette fois bien sur pour Bagdad, nous sommes à deux camions à partir ensemble, il y a Luigi un affrèté avec son F89, à Istanbul, nouveau contact avec l’agent de la compagnie, c’est OK, le pognon est là, nous récupérons Ohran, et nous voilà parti en direction de l’Irak, l’agent viens en Avion jusqu’à Adana, et ensuite il prend le bus….donc rendez-vous à Kiziltèpe pour dans trois jours… voilà près d’un mois que Michel est en prison…au Kurdistan en plus…quel bordel… mais que faire de plus… ! En arrivant en vue de la « ville » de Kiziltèpe, une voiture de police nous croise…des bras sortent de toutes les fenêtres pour nous faire signe….dans la voiture il y a Michel, l’agent de l’assurance, et le chef de la police du bled, tout ce petit monde semble en pleine forme…bien bourré en plus, Michel, que je croyais trouver très abattus ne semble pas du tout ressentir les affres d’un mois de « geôle », c’est déjà ça….donc direction le « bistro » du coin, les quatre « automobilistes » en repassent aussi sec une « couche », nous, nous ne pourrons jamais les rattraper….Ohran entre en action, et nous apprenons donc bien vite ce qui s’est réellement passé. La pauvre femme, elle personne n’en parles, c’est sûrement un détail, ce qui compte, c’est l’argent de la « la rançon », il a été distribué…à qui ?, nous n’en demandons pas plus, l’essentiel pour nous est de quitter le plus vite possible cet endroit maléfique pour Michel, je lui donne le choix, si il veut, il rentre à Istanbul et nous attend au Londra ( Il y a le F89 du Turc) ou alors il continue son voyage avec nous…. Il choisi de venir avec nous…bien, alors Ohran son office de traducteur terminé, retourne nous attendre à Istanbul. En fait, Michel, n’à pas été si malheureux que ça dans la « prison », elle était située dans le commissariat de police, le Mack était garé devant, comme il avait de l’argent, Michel à donc pu acheter tout ce qu’il voulait à manger et à boire….et aussi…à fumer…les « joints » circulent dur dans cette région là. Deux choses cependant le préoccupait, d’abords, il était sans nouvelles de nous, alors question sur son « avenir », ensuite, au Londra, il avait acheté (à mon insu) un pistolet, heureusement, il était caché dans le système d’air conditionné du Mack, mais quand même il n’était pas tranquille du tout de le savoir là, et si les flics le trouvait… Bien sur, lors de nos voyages, nous ne partions jamais sans provisions » aussi bien « gastro » que « liquide », de ce fait le soir nous avons pu fêter la fin de cette aventure Turque. Deux jours après nous étions à Bagdad, nous étions garés à Faloudja, comme beaucoup d’autres, nous étions regroupés par « nationalité », il y avait donc autour de moi Luigi, et son F89, et Michel avec son Mack, et d’autre collègues Suisse, nous avions installé « le camp » du coté du « coffre à bouffe », bien sur apéro musclé, soupé « à la fortune du pot » préparé par Papy Jean , naturellement discutions animée genre tradition resto routier, et aussi corvée d’eau…car comme chacun de ceux qui ont été labàs le savent, il n’y a que quelques petits robinets qui « pissottent » pour plusieurs centaines de mecs… de corvée ce soir là, Papy Jean et Luigi…donc absent une bonne demi heure, « la camp » étant resté sous la garde de Michel….. De retour avec nos jerricanes, Michel, n’était plus là, la lumière des baladeuses éclairait l’endroit, mais pas de Michel, quand soudain, je perçois un bruit, genre « mec qui dégueule », bien sur je penses aussitôt, à Michel qui avait bien forcé sur l’apéro et le picrate du repas, je m’approche de l’endroit d’où provenais le »bruit », alors…. mais non c’est pas vrai ? Michel était étendu de tout son long entre la remorque et le camion de Luigi, il s’était tiré une balle dans la tête……il râlait, mais ne parlait pas, quel bordel….mais que lui est t’il passé par la tête, rien ne laissait penser à un truc pareil…… Naturellement, alerter les secours, alors le gardien des bureaux de la douane toute proche, s’occupe de le faire, peu de temps après, la police Irakienne arrive, plusieurs voitures, sans autres ménagements ils embarquent Michel à l’arrière de l’une d’elle, j’entend toujours le cri de douleur qu’il a poussé a ce moment là….la voiture part, nous ne le reverrons jamais…….merde alors ….. Pour nous, c’est aussi une nuit pénible qui s’annonce, les flics nous prennent nos passeports, les clefs des camions et nous embarquent à leur poste de police, nous ne pouvons naturellement pas nous expliquer avec eux, ils veulent nous mettre dans un « cachot » pour la nuit, je manifeste sérieusement, alors, pour finir, nous dormons Luigi et moi dans leurs dortoir, bon ça va…je comprend quand même que demain ils nous conduirons à Bagdad …je peu aussi téléphoner à l’ Ambassade de Suisse, j’explique notre affaire, et demande qu’on prévienne également L’ Ambassade d’ Italie pour Luigi, et celle de France pour Michel… En effet, le lendemain matin départ pour Bagdad, nous arrivons dans une sorte de Palais de Justice, on nous fait entrer dans une salle d’attente, et là, très peu de temps après, trois personnes des Ambassades que nous avons ameutées se présentent à nous, ils ont un interprète, les explications commencent, je raconte toute l’histoire, sans trop insister toutefois sur l’histoire du pistolet, on ne sais jamais. Peu de temps après je suis introduit avec le Diplomate Suisse et l’interptète dans un premier bureau, là je raconte a nouveau l’histoire, l’interprète Jure sur le Coran de dire la vérité…toute la vérité, rien que la vérité… le Juge écoute impassible, ensuite c’est au tour de Luigi, même scénario, à moi encore une fois dans un autre bureau…à la fin de ce second «interrogatoire » le juge se lève, il parle Français aussi bien que vous et moi, il me tend mon passeport, mes clefs, je suis libre…quelques instants après Luigi me rejoint lui aussi…pendant ce temps les Diplomates se sont renseignés sur ce qu’il est advenu de Michel….il est mort en arrivant à l’hôpital…je ne peu plus rien faire pour lui. C’’est l’Ambassade de France qui avec la famille de Michel, s’occupe du rapatriement de son corps jusqu’à Genève, ou il sera enterré quelques temps après son acte désespéré, nous arrivons juste à temps pour assister à l’enterrement selon les rites Orthodoxes… Quelques suspicions subsistent de la part de la famille, car un jour je suis « convoqué » par un Avocat Genevois, il me demande de lui raconter les « détails » de l’affaire, il me demandes des tuyaux sur le comportement « post mortem » de Michel, et comme il m’offre un verre, je remarque, qu’à l’issue de la « dégustation », il prend délicatement mon verre, je suis sur que c’est pour les empreintes, des fois qu’on ai retrouvé les mêmes sur le pistolet de Michel, voyez le truc…très pénible affaire que celle là…. Dans la pratique, une fois sorti du « tribunal », je me suis naturellement trouvé avec un camion sans chauffeur….heureusement pour moi, le malheur d’un chauffeur Français d’Annecy, à fait mon bonheur, son tracteur n’avait plus d’embrayage, alors nous avons chargé son tracteur endommagé sur sa semi, la semi de Michel sur la mienne, et alors les deux Mack sont rentrés sans problèmes l’un à Annecy et l’autre à Genève, bilan : deux personnes mortes, beaucoup de travail, beaucoup de soucis, beaucoup de frais…. voilà la fin de cette histoire, c’est probablement celle qui m’à le plus marquée moralement de toutes celles qui me sont arrivées. 3/3/2006 Mes RegretsMes Regrets
Rubrique très difficile à remplir, car, des regrets il y en à, ce n’est pas évident de tous les citer en quelques mots, il me faudrait plusieurs pages pour traiter le sujet..
Cependant, venons en au principal, je pense que ce métier de routier au long cour que j’ai eu pendant de longues année, si par lui même est loin d’être un regret, est quand même le plus grand ennemi de la vie de famille, en ce qui me concerne, je dois bien admettre que c’est un vrai grand désastre…
Marié très jeune, chargé de famille très rapidement, de part mon métier j’ai en fait abandonné ma famille à son sort, et laissé à mon épouse le soin d’élever nos enfants toute seule.
Bien sur ce n’était ni l’argent, ni le confort qui manquait à la maison, mais simplement la présence du papa, ce papa qu’on ne voyais presque jamais, et quand il était à la maison, c’était pour dormir, ou faire ses comptes…, combien de Noël ont il passé sans moi ? , et ça pour des enfants, je m’en rend bien compte à présent c’est terrible, et le pire c’est que ça rebondit.
Naturellement en grandissant, ces adolescents (e) n’ayant pas l’autorité du papa, pour rétablir les situations délicates, ont pris le dessus sur une maman gentille certes, mais beaucoup trop faible….alors bien sur, lors de mes cours séjours à la maison, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil,…elle n’osait pas me raconter tout ce qui s’était passé en mon absence…
Et c’est ainsi qu’un jour croisant un transporteur amis de la famille à Aoste, il à paru tout surprisse me voir partir pour Kuwait… »Tu ne vas pas au mariage de ta fille Astrid » me dit il ! Devant mon air ahuri et surpris…il m’apprend en effet qu’Astrid se mariait le samedi suivant, qu’il était invité au mariage….
Et moi qui ne savait rien du tout…cependant j’avais passé plusieurs jours à la maison, effectivement Astrid était soit disant « chez une copine », je ne me suis pas inquiété outre mesure de cette absence, mais, on ne m’avais rien dit au sujet de ce mariage…car connaissant mon tempérament inquisiteur, j’aurais très vite appris qui était ce « futur gendre », et naturellement mes réactions auraient été plutôt négatives….
La suite des évènements a démontré que j’aurai eu raison…mais il ne fallait surtout pas ètre l’empêcheur ce jour là. mais cela est dur de se trouver écarté de la vie familiale à ce point, tout ça c’est de la faute de ce métier égoïste qu’est « l’ apostolat routier », pour moi, cela à été le début d’un enchaînement, la preuve j’en suis à mon troisième mariage…avec Olga, une dame Russe.. Une artiste peintre en plus, tout un programme. (Astrid, elle en est à son second)
Mon exemple n’est pas unique, malheureusement, il m’est arrivé de rencontrer un routier de Lyon, qui partait lui, sans trop ce soucier financièrement de sa femme et de sa famille…un jour à Kavala, il pleurait…il était rentré à la maison la semaine précédente…vide la maison, plus personne, ni meuble, ni femme, ni enfants…. Aussi là, c’est encore une autre version de la situation qui prouve bien que ce métier à quand même beaucoup de revers.
Un autre regret, c’est d’avoir 71 ans en mai prochain, pour moi, la retraite, c’est la mort, je voudrais tellement avoir seulement 10 ans de moins, je repartirais aussi sec…bien sur pas en suivant les « cadences infernales » des « forçats de la route », mais à mon rythme d’ancien, je sais bien qu’il faudrait quand même un minimum d’adaptation…à la législation actuelle, je m’adapterai juste ce qu’il faut pour ne pas ètre trop hors de la ligne blanche, pas plus,…. mais voilà à présent je ne fais que d’en parler…….il fut un temps ou on était jeune et beau, mais à présent on n’est plus que beau….. !!
2/28/2006 Noël 1973, Une Nuit MouvementéeCette année là, j’avais chargé vers le 10 décembre en Grande Bretagne à destination de Téhéran.
Une quinzaine de tonnes en tout : des machines à laver sur deux couches au fond et par-dessus du Whisky.
L’impératif était d’arriver à Téhéran avant le 31 décembre, le Whisky était attendu pour Nouvel an, donc, pas question de passer Noël à la maison…une fois de plus…. Jean Claude mon fils de 14 ans m’accompagnait pour ce voyage.
Nous sommes arrivée à Dogubaïasit (Douane Turque à la Frontière Iranienne) le 22 décembre au soir, le lendemain, passage en Iran à Bazargan (Douane Iranienne à la frontière Turque), vers 15 heures nous voilà parti en direction de Téhéran, il faisait déjà presque nuit.
L’hiver est très rigoureux dans ces régions balayées par les vent glacée venant de Russie, il gèle dur, et naturellement le Gasoil gèle (vous connaissez), alors pour atténuer la formation de paillettes dans le Gasoil, on avait l’habitude en faisant le plein de mettre un pourcentage important de pétrole, et faute de pétrole on mettait de l’essence…ce que j’ai du faire ce coup là…
Nous passons Marand, Tabriz, nous longeons les gorges , passons les tunnels qu’il y a avant d’arriver à Zandjan….mais, il ne faisait pas chaud du tout dans ce coin là, aussi, bien que « dopé », voilà le moteur qui commence à faiblir, un signe caractéristique de la mauvaise arrivée de carburant.
La conduite à tenir dans ces cas là est de vite s’arrêter, d’allumer le « réchaud » sous le réservoir ( technique locale qui consiste à mettre un peu de sable dans un bidon d’huile vide, dans le sable on verse du Gasoil, on y met le feu, et on met tout ça sous le réservoir pour le réchauffer) pour parfaire la chose on confectionne un « brûlot », un peu d’étoupe au bout d’un fil de fer, on le trempe dans le Gasoil, on y met le feu, et on réchauffe les conduites de carburant, ça fonctionne très bien, mais suivant le froid , ça ne dure pas très longtemps, alors une seule solution recommencer l’opération.
Donc plusieurs fois entre Tabriz et Zandjan j’ai recommencé l’opération….vers le matin ou le froid est le plus mordant, arrivé presque à Zandjan, rebelote…, mais « connerie » de ma part, v’la t’y pas que je me met à faire fondre (c’était inutile) la glace agglutinée autour du bouchon du réservoir principal, je n’ai pas pensés aux gaz diffusés par l’essence, mais eux il ont pensés à moi…explosion, je me retrouve à 4/5 mètre couché dans la neige, mon anorak en feu,
Je me roule dans la neige pour éteindre le « sinistre »…je me « regarde, mes moustaches en avaient pris un coup, et mes mains, toutes brûlées, et la figure, enfin ça aurait pu ètre pire, avec le froid je ne sent rien du tout.
Le réservoir, lui était en train de se vider…comme un arrosoir…ça pisse de partout, vite fermer le robinet de communication avant que ce soit tout vide…et comme c’est le réservoir principal qui à explosé, qu’une solution changer de réservoir, alors n’i une n’i deux, au travail, les brides, pas facile à dévisser… le réservoir de remplacement contenait environ 250 litres changer tout ça…deux bonnes heures après tout est fini, le soleil s’est levé, il commence à faire moins froid, plus besoin ni du « réchaud » ni du « brûlot », le réservoir percé, je l’ai laissé au bord de la route, au retour il n’y était plus…..
Le matériel rangé, il faut à présent penser à moi, Jean Claude à fais chauffer de l’eau avec le Camping Gaz, pour du café d’abord, et ensuite pour me laver les mains….alors là, tout à basculé…d’avoir trempé mes mains dans l’eau chaude à réveillé la douleur…je ne vous dis pas ce que c’est… enfin on serre les dents et non part comme çà,
Arrivé à Zandjan, une pharmacie ouverte, je m’arrête pour acheter ce qu’il fallait pour me soigner…le pharmacien qui parlait Français, m’a alors conseillé d’aller à l’Hôpital, ce que j’ai donc fait, mais voilà, ils voulaient me garder….Ha non ! Alors les infirmières, mon nettoyé les plaies, de la figure et des mains, bandé les mains, mis de la pommade sur la figure et le cou, et je suis parti (elle n’ont pas voulu que je paye)… des jolies nana en plus… et pas « bâchées »….
Bien que très bien soigné, la chaleur de la cabine est vite devenue insupportable, je ne pouvais pas tenir mes mains sur le volant, alors Jean Chaude, s’est assis à coté de moi, c’est lui qui à conduit les 450 derniers Kms du parcours pour arriver à Téhéran, moi, je gardais les mains à l’extérieur, et le visage le plus possible, pas chaud du tout, mais efficace pour la douleur, nous sommes arrivés ainsi sans autres encombres à Téhéran, nous étions le 24 décembre 1973 au soir, donc largement dans les temps pour le Whisky
Lorsque nous étions à Téhéran, nous avions coutume de loger à l’Hôtel, les camions étaient garés le long du Boulevard tout près de la Place Ferdowsi, personne ne nous disait jamais rien du tout, notre hôtel s’appelait la Pension Suisse, à part le nom et quelques photos du Cervin et du Jet d’Eau de Genève, absolument rien de Suisse, mais quand même on avait l’impression d’ètre en Europe, il y avait de tout à manger, et a boire, aussi bien du porc, du vin ou de l’alcool,les tenanciers avaient une maison dans la vallée de la Loire en France…ils s’y sont réfugié à temps et avec leur pognon juste avant le début de l’aire Koméni… tant mieux…
Bien sur, ce soir là, je n’ai pas pu assister au repas de Noël préparé pour tous les Français ou les Suisses présent à l’hôtel, je sentais trop le « cochon grillé », mais plus tard dans la soirée, Wodka et Whisky aidant, plus personne ne sentait les effluves que je dégageais
Ce sont mes copains qui ont été déchargé et rechargé mon camion, après quelques jours de repos ça allait beaucoup mieux pour moi, alors sans problèmes mais toujours avec mes bandages aux mains j’ai pris le chemin du retour…j’ai même mis les chaînes avec mes mains bandées…
Ca aurait quand même été beaucoup mieux, si j’avais pu passer ce Noël là avec ma famille, non ?
2/26/2006 Coup de Coeur, Coup de GueuleDeux Coups de Cœur, Deux Coups de Gueules ! Deux coups de Cœur : Les Femmes au volent d’un Poids Lourd Les femmes qui conduisent des camions, moi j’aime ça !
Tour d’abord, je veux rendre hommage à une femme routier, Josette ; Josette je l’ai rencontrée à la frontière Yougoslave Bulgare de Dimitrovgrad, elle allait, avec un vieux DAF, en Irak pour la première fois.
Naturellement, si auparavant avec son défunt mari, elle connaissait la route de la Grèce , à présent, la Bulgarie, Kapicule, c’était encore autre chose, alors bien sur, nous avons fraternisé immédiatement et roulé de concert jusqu’à Ankara, moi, j’allais en Iran.
Par la suite à nombreuse reprises, nous nous sommes rencontrés sur cette route Moyen Orientale, une autre fois que je l’ai vue, c’était à Bassora, à la douane, ce jour là chose rare au fin fond de l’Irak, nous avons fait une cure de pastis…...
La dernière fois que je l’ai revue, c’était à la douane de Barcelone, elle roulait alors pour les transports Calsat, une forte femme Josette, aussi bien au propre qu’au figuré…un douanier Turc qui avait voulu lui manque de respect, s’en souviens probablement encore……t’est super Josette, je t’aimes bien.
Naturellement ma pensée va également à toutes celles que je ne connaît pas personnellement, mais qui font ce métier de tout leurs cœur, et avec autant de conviction, sinon plus que leur semblables humain : les hommes.
Deux coup de Gueule
Ce que je reproche, c’est que la profession, c’est depuis de nombreuses année ouverte à de personnes qui ne sont pas du tout à leur place dans ce métier difficile, il y a les «touristes » ; les irresponsables, qui prennent les routes pour des circuits de vitesse, les surexcités arrogants, enfin, tout un tas de ravagés du cerceau, qui, bien sur doivent gagner leur croûte et celle de leur famille, mais qui mettent aussi en danger leur vies et ce qui est encore plus grave, celle des autres, et puis cela entache la profession au regard de nos détracteurs qui à mon sens sont trop nombreux.
Les limitateurs de vitesse sont une bonne chose, mais, combien sont « bricolés », et puis il y a ceux qui ne le sont pas, ce qui n’empêche pas certains de vouloir doubler à tout prix le camion qui roule devant eux, ils leurs faut parfois plusieurs kilomètres, je blâme aussi le « doublé,», qui voyant bien cela, ne fait rien pour faciliter ce dépassement, lever le pied un court instant, ça ne change rien du tout, mais les courtois, il n’y en a pas beaucoup… dommage, hein ?. Dans ma région, sur l’A36, la Gendarmerie patrouille souvent en hélicoptères…les PV pleuvent entre Montbéliard et le Péage de Fontaine…mais ceux qui se font « prendre » l’ont quand même bien un peu cherché, non ?
L’entraide entre chauffeurs…..c’est quoi ça, dirons certains, et bien tout simplement s’arrêter auprès d’un camion en rade au bord de la route, pour savoir ce qu’on peu faire pour aider le chauffeur, pressé, direz vous ; bien sur, mais si c’est vous qui êtes une fois en rade…pressé ou pas…vous êtes bien en rade, et êtes les premiers à maudire ceux qui passent sans s’arrêter, ceci sans compter que bien souvent ils ne se privent pas de faire le coup du « doigt levé » en regardant narquoisement leur « copain » dans la panade, ça aussi, c’est dommage, hein ? Et même entre chauffeur de la même maison ça se fait…..alors, c’est devant des situations pareilles que la citation de mon profil prend tout son effet…
A suivre
Mon point de vueMa carrière et mon Point de Vue sur le Transport
Mon papa, à passé toute sa carrière comme économe de l’école d’apprentissage des Automobiles Peugeot à Sochaux, ma maman, d’abord secrétaire au bureau des méthodes Peugeot, ensuite commerciales dans une maison de Matériaux de construction, rêvaient pour moi, d’une situation en rapport avec l’activité faîtière de notre région ; Peugeot.
C’était bien sur sans compter sur mes aspirations, à savoir : « conduire un camion », je les ai beaucoup déçus, ils me voyaient déjà suivre leurs parcours « Peugeotiste », ors, dès ma sortie du « bahut » je me précipite chez notre voisin, les Transports BEGEY de Sochaux, (les parents fondateurs de la SA BEGEY que tout le monde connaît).
Chez, eux, bien sur, au début en 1954, j’accompagnais les chauffeurs de la maison…c’est eux qui m’ont appris à conduire un camion, et paradoxe, c’est moi qui plus tard et a mon tour ai appris à conduire aux trois fils BEGEY, Claude, Jean, et Michel.
Rapidement, je fus en mesure de me débrouiller tout seul au volent, pas regardant du tout, Georges BEGEY, le patron me laissait partir tout seul (sans permis), avec un vieux Berliet ou il avait installé une « Poclain », j’allais à la gare de Montbéliard, décharger des Wagons de Charbon, ou chez Marty charger la « tournure », j’ai eu mon permis du premier coup en 1956 avec le vieux Saurer de l’entreprise, mais là une coupure est intervenue…j’ai été appelé au service militaire…..le 35° Régiment d’ infanterie de Belfort…je n’étais même pas chauffeur…j’étais à la musique…et j’ai quand même fini caporal.
Revenu à la vie civil très rapidement car marié et chargé de famille, je reprend le volent d’un tracteur Saviem JL 20 (Ex Somua) toujours pour Georges BEGEY, mais le salaire n’étant pas très élevé, je décide de partir travailler en Suisse .
Je repasse mon permis de conduire Suisse en 1957, Payerne Transport, m’engage immédiatement, j’ai un camion remorque Saurer 120 Cv, direction à droite, je livre de l’eau minérale d’ Henniez, dans toute la Suisse, travail pénible s’il en est, presque plus manutentionnaire que chauffeur, un peu plus d’argent certes, mais à quel prix…,
Lassé de ce genre de sport, je reviens « chez Begey » en 1964, là, cette fois, j’ai un Mercedes LPS 333 de 220 CV, une Coder « caouflex », je roule pour Gondrand (c’est à ce moment là que j’apprend à conduire aux fils Begey) j’y reste jusqu’en 1966, ou des circonstances familiales incitent à notre retour en Suisse.
Cette fois dans de meilleures conditions, deux « tests » de repérage, et pour finir je trouves un patron super, les Transports POULY de VEVEY, au bord du Lac Léman, une maison dans le vignoble, un boulot pépère (Lausanne Lancey avec du papier de récupération et St Egrève Vevey avec du ciment prompt, un salaire confortable, le pied quoi ! En octobre 1669 là s’arrête ma carrière de « chauffeur salarié ».
Un petit patron, Michel SAVARY, me téléphone un soir, pour me demander si par hasard, je ne pouvais pas aller rechercher son camion qu’un de ses chauffeur avait abandonné à Istanbul, j’en réfère à mon patron, il accepte de me laisser partir à la condition bien sur que ce soit pas a sa charge. Une nouvelle vie va commencer pour moi, rendrez vous est pris pour le lendemain à l’Aéroport de Cointrin, avec mon passeport, et une petite valise, Michel à acheté mon billet et m’a donné 6’000 Francs Suisse….c’est parti , mais à quel prix …. A Suivre
2/20/2006 La Dynastie BERLIET de Marius à Paul BERLIET Marius BERLIET
Marius Berliet est né en 1866 à Lyon, son papa Dauphinois à crée un modeste atelier de textile, sa maman Lucie Fabre est Méridionale. Les Berliet et les Fabre appartiennent à la "Petite Eglise" fraction de Catholiques Intégristes.
Ses études terminées il travaille avec son père, mais taraudé par la mécanique, il construit en 1894 son premier moteur, et en 1895 sa première voiture.
En 1902 il achète les usine Audibert Lavirote (5000 m2) ce qui deviendra l'embryon de la première usines Berliet, en 1905 la vente de la licence de 3 voitures à American Lomotine Compagny, la locomotive chasse buffle fabriquée par l'ALCO deviens l'emblème de la marque Berliet, l' école d'apprentissage Berliet est crée en 1909.
En 1914, il fabrique 6000 obus par jour, puis des camions (CBA) et des chars Renault. En 1916 Marius Berliet achète 400 hectares de terrains à Vénissieux-Saint Priest et en deux ans rend l'usine opérationelle.
Malgrès son dépôt de bilan en 1921, l'entreprise devenue Société Anonyme en 1917 se remet en selle, elle fait le choix du moteur diésel en 1930, lances les premières missions sahariennes et oriente ses activités, vers la fabrication exclusive de Poids Lourds.
Pendant la seconde guerre mondiale la fabrication de "Gazobois" sera possible pour les véhicules de la zome sud jusqu'en 1942, au delà Berliet fut considérée par l'occupant comme faisant partie de la zone nord, l'entreprise fu rendue à ses propriétaires en 1949, année de la mort de Marius Berliet.
Paul BERLIET
Conformémént aux principes de la "Petite Eglise" Marius Berliet à désigné le chef de famille qui lui succèdera : Paul, né en 1918, celui-ci prend les rennes de l'entreprise en 1950 avec le Président d' Automobiles Marius Berliet, Emile Parfait.
Des 1950, la production ne cessera de s'accroître, Berliet porte ses efforts sur l' exportation et au dévéloppement d'une politique d'industrialisation dans les pays en voie de développement, parmis les opérations les plus importantes :
Deux décisions strtégiques ont marqué les années 1960
En 1975, Automobiles Marius Berliet compte alors un effectif de 24000 personnes. L' Etat décide du rattachement de Berliet à la Régie Renault. En 1978, Berliet deviens Renault V.I., après absorption de Saviem. En 1980 disparaissent les marques Berliet et Saviem au profit de la marque Renault
Berliet et le Mécénat Industriel
L' Abbaye de Sénanques fut sauvée de la ruine à partir de 1969 par la Société des Automobiles Marius Berliet qui y lança un programme de restauration, de mise en valeur et d'utilisation comme centre culturel.
Berliet, cette entreprise privée fut fondatrice du mécénat industriel en France.
Jean Yves Andrieux, retrace dans son livre, L'abbaye de Sénanque, Berliet et l'invention du mécénat Industriel, l'histoire de cette abbaye cisterienne reprise par les moines de Lérins en 1988.
Janvier 1969, il pleut dans l'église de Sénanque, rongée par l'humidité, les moines se résignent à abandonner le vaisseau de pierre en perdition.
Janvier 2004. Les frères ont regagnés le giron sublime du monastère, visité chaque année par plus de vingt mille visiteurs.
Née au Moyen Âgen cédée pendant la Révolution, rétablie en 1854, Sénanque est vendue à nouveau en 1905, peuis réocupée par une communauté religieuse de 1926 à 1969.
C'est alors qu'elle fut prise a bail "emphytéotique" par la société des Automobiles Berliet, l' Industriel Paul Berliet prend en charge la restauration de l'abbaye
Les moines se retirent à Lérins, Paul Berliet demande à Emmanuel Mulheim de créer à Sénanque un Centre National de Rencontres, avec l'appui du Ministère de la Culture et de la Communication. En 1969, Emannuel Muheim né 1923 est de nationalité Suisse prend donc en main le projet de Paul Berliet consistant en la réhabilitation de l'abbaye de Sananque.
De 1970 à 1988, le Centre de Rencontres de Senanque sera l'un de ces lieux d'effervece et de retrait des historiens et poètes, spécialistes des religions, artistes et sociologues echangent sans frontière.
Pendant près de 20 ans, se succèderons concerts, colloques, Séminaires, Conférences, Exposition, fêtes, Stages, Retraites, Cercle d'études, Publications.
Dès 1988, rendue gratuitement aux Moines de Lerins, l' abbaye s'ouvre au visiteurs, ils sont près de vingt mille par ans, elle se dote d'une librairie, d'une hostellerie et d'un site Internet (www.senanque.fr) .
Sans cette intervention désintéressées d' une entreprise, fondatrice du mécénat industriel en France, l'abbaye aurait disparu, tout cela aussi par la volontée d'un homme, d'un Chrétien : Paul BERLIET.
FONDATION de l'AUTOMOBILE MARIUS BERLIET
Crée en Janvier 1982 par les déscendants du constructeur Lyonnais Marius Berliet et pa Renault V.I., elle est reconnue d'utilité publique dès sa création.
Elle s'est donnée au départ deux objectifs :
Son siège social se situe dans la maison de Marius Berliet. Le patrimoine de la fondation comprend quelque 240 véhicules de toutes marques, près de cent moteurs, trois de ces matériels ont été classés Monumente Historique par le Ministère de la Cukture : Le camion Berliet type M de 1910, l'avant train Latil de 1899, la locomotive a vapeur Patay "Colibri" de 1886. Des fonds d'archives sur quelques 370 marques. Fondation Berliet (www.fondationberliet.org) Mémoire d' un Talent.
Remerciements Grand merci à mon amis Gérard qui m'à aidé à réunir la documentation nécessaire à la réalisation de ce blog, retrouvez le également sous (http.//spaces.com/gs25gps/) Regarlesé Ainsi qu'au Père Gilles de l''Abbaye de Lerins qui à parfait les indications de Gérard, retrouvrez l' Abbaye de Lérins sour ce liens (info@abbayedelerins.com)
2/18/2006 PapyJean et ses Amis RoutiersConnaissez vous Josette
J'ai rencontré Josette, à la frontière Yougoslave Bulgare un soir de Novembre 1974, c'était son premier voyage au Moyen Orient, alors naturellement elle était très heureuse de rencontrer un "Français" qui était en mesure de lui donner quelques "tuyaux", J'allais à Téhéran, elle à Bagdad, à Ankara nos routes se sont séparée.
Par la suite, a plusieurs reprises j'ai eu l'occasion de "faire" la route avec elle, j'étais toujours le cuisinier...mais c'était elle qui s'occupait de l'apéro...elle n'habite pas loin de la Junquera... pour le Ricard, bien sur.
Auparavent, elle roulait avec son mari, pour les Transports Calsat entre la Grèce et la France, son mari s'est tué en camion, elle à continué seule ce métier de routier... une forte femme, aissi bien au propre qu'au figuré....Je t'aimes bien Josette
Connaissez vous Jojo
Retrouvez Jojo sur son site MSN Jojo le Routier http://spaces.msn.com/jojoleroutier69/
Voir sa Photo et celle de son camion, celles du camion de son papa, dans notre série :
Jojo et les Camions
Connaissez vous Phil 26 et son "bras droit" Brigitte
Retrouvez Philippe sur son site Internet http:// www.fierdetreroutier.com , c'est lui aussi un amoureux des camions et de son métier, aussi il décript très bien tout celà dans son site, il mérite toute notre attention pour son professionnalisme.
Un p'tit coup d'pub pour Brigitte
Bras doit, bien sur, mais en plus, Brigitte gère une activité annexe, pas trop un truc d'homme surtout de routier, puisqu'il s'agit de serviettes et autre décoration, elle à fait un site superbe, regardez le sous http://magicserviettes.free.fr
Nicolas Jurassien Suisse
Nicolas à 20 ans, il est chauffeur dans une Grande Entreprise de Matériaux de Construction Suisse Romande, il habite à Moutier (CH), il conduit une "Toupie à Béton", c'est un Mercedes 3333 à 4 Essieux, fan de camions, il fait partie de la grande famille de fierdetreroutier, le contacter sous wyss_21@hotmail.com
2/16/2006 Visitez nos autres sitesSouvenirs d'un Franc Comtois
Le pays de ma Jeunesse sous http.//spaces.msn.com/swisspapyroutier/
La Suisse de Papy Jean
Souvenirs de Suisse sous http.//spaces.msn.com/papyjean25switzerland/
Olga artiste Russe
Au Service de la peinture sous http./spaces.msn.com/olgarusse/
Les Echos du Moulin
Son histoire au fil des temps sous http.//spaces.msn.com/mon-moulin/
2/15/2006 Un Routier, comment c'est fait
Voilà, je me présente: Je m'appelle Jean, je suis double National Français et Suisse, j'ai 71 ans, depuis le 15 Mai 2000 jour de mon anniverssaire de mes 65 ans, j'ai pris ma retraite "officièle" ce jour là.
L' "officieuse", ce n'est pas encore le moment, rien ne presse.
Mon permis de conduire Poids Lourds m'à été délivré le 07 Février 1956, celui de Voitures depuis le 22 Août 1953.
J'ai le diplôme d'honneur 1970 de l'IRU (Union Internationale des Transports Routiers ) institution basée à Genève (CH).
Les Palmes de Platine de la Prévention Routière 1990 (près de 3,5 Millions de Kms)
Venant de Suisse ou cette attestation n'est pas obligatoire, j'ai donc passé l'Attestation de Capacité de Transporteur à Lyon le 18 Septembre 1986.
D'abord comme chauffeur, dabord chez "BEGEY" à Sochaux, ensuite en Suisse chez "Payerne Transports" et chez "Pouly" à Vevey.
Je me suis installé à mon compte à la suite d'un premier voyage au Moyen Orient....qui à duré (faute d'expériences)...trois mois, tout ça pour dépanner un petit transporteur, qui je l'ai su plus tard était en faillite...j'ai racheté ses camions...et ai commence ces voyages au long cours, en fait pour moi, c'était au début, Londres Téhéran...un broutille, j'avais déjà vu pire...
Donc de 1969 à 1984, nous avons fait exclusivement le Moyen Orient, de 1983 à 1986, toujours en Suisse, Suisses Espagne Portugal, et de 1986 à 2000 Allemagne, Suisse,Espagne Portugal, de la rigolade....
Personellement, je n'ai jamais pu m'habituer à la vie actuelle des chauffeurs routiers, moi c'est toujours à l'ancienne que j'ai "fait" ça, le "Routier" midi et soir, l'apéro avec les copains...la rigolade...enfin c'était le bon temps quoi ! on dit toujours ça quand on y penses....!!!
Donc voila en gros mon curriculum de ce dernier demi siècle
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